LE BAC... ET APRÉS ?

par Le Groupe U.D.C.I Montois  -  17 Juin 2015, 07:37  -  #NEWS NATIONALE

LE BAC OU LE TRAVAIL...?

Comme chaque année, le baccalauréat s’ouvre avec l’épreuve de philosophie, mercredi 17 juin à 8 heures. Ses épreuves s’étaleront sur une semaine, et les résultats sont attendus mardi 7 juillet. Voici les principaux chiffres et nouveautés de cette édition.

 

Près d’un million de candidats concernés. Ils sont cette année 684 734 candidats à plancher pour les épreuves terminales, dans plus de 4 200 centres d’examen en France. Si l’on y ajoute les candidats aux épreuves anticipées, c’est-à-dire les élèves de première qui passent le français et pour certains les sciences, on atteint le million de postulants

 

Ce matin nous souhaitons un bon début de journée à tous les élèves terminales du Pays de Monts de qui passe le BAC.
Le bac est une étape importante pour nos jeunes qui choisissent le parcours bac plus études supérieures.

 

POUR INFOS :

L’existence même du bac pose aussi problème pour beaucoup, de ce casse-tête annuel infernal de préparer 4880 sujets pour 642 235 candidats dans 4 428 centres d’examen avec 162 000 profs qui corrigent quelque quatre millions de copies. Pour les partisans de la suppression, il coûte trop cher (79,1 euros par candidat soit un peu plus de 50 millions d’euros en 2009), désorganise la vie du lycée et ne mesure au final plus grand‐chose.

Pourquoi alors ne pas faire confiance aux professeurs qui le donneraient aux élèves en fonction de leurs notes de l’année ?

 

L'APPRENTISSAGE UNE AUTRE VALEUR :

Attention de ne pas dévaloriser la filière technique ou l’apprentissag. L'inégalité des droits sociaux accordés aux apprentis ravive le malaise face à des injustices qu'on croyait levées.

 

Les efforts de communication qui agitent le gouvernement pour promouvoir l'apprentissage se heurtent encore à des réalités qui découragent. 
L'exposition permanente de cette volonté affichée comme une priorité ressemble hélas à cette même volonté déclarée pour la simplification administrative qui se traduit toujours aujourd'hui à des heures d'attente dans les administrations, souvent pour rien car il vous manquera toujours un papier.

 

On voudrait en rire mais ça fait pleurer plus d’un apprenti faisant valoir trois ans d'activité salariée en apprentissage pour obtenir le RSA.

 

Petit rappel de la signification du RSA : "Le revenu de solidarité active (RSA) traduit le droit fondamental de tous les citoyens à disposer de ressources suffisantes pour vivre conformément à la dignité humaine, droit énoncé dans le préambule de la Constitution française de 1946 et par le Conseil de l’Europe".

L'APPRENTISSAGE

L’Histoire d’un jeune apprenti ;


Très noble déclaration amendée dans les faits par quelques contraintes.
Le RSA dit "jeunes actifs" peut être versé aux personnes de moins de vingt-cinq ans à condition d'avoir, dans les trois années précédant leur demande, travaillé deux ans, soit au moins 3 214 heures.


Benoîtement le jeune apprenti suppose, avec trois années d'apprentissage, qu'il répond à cette condition. Un contrat d'apprentissage est un contrat de travail salarié qui ne distingue pas, dans le droit du travail, les heures de formation à l'école et les heures en entreprise. Toute absence au centre de formation peut être déduite de sa rémunération.


Cet apprenti en fin de contrat fait donc une demande de RSA à la CAF qui, en retour, lui donne la réponse suivante : "du 06/2012 au 05/2015, vous avez travaillé 3168 heures. Vous ne remplissez donc pas la condition d'activité: avoir travaillé au moins 24 mois à temps plein dans les 36 mois précédant la demande. Vous ne remplissez pas la condition de ressources pour bénéficier du Rsa."

Comment est-ce possible?

 

Et bien la Caisse soustrait les heures passées au CFA dans le calcul des heures travaillées! Et le résultat est évidemment inférieur à 3 214 heures.

Après avoir subi le mépris des instances éducatives pendant des années, l'apprenti à qui on vient tout juste d'accorder un statut égal à celui des étudiants, se voit aujourd'hui dégradé dans son statut de salarié !

 

Dans son combat pour la dignité un apprenti français doit non seulement lutter contre les préjugés mais aussi contre la schizophrénie administrative. 

Peu soucieux de ces contradictions les pouvoirs publics proclament à l'envie les vertus de l'apprentissage et en oublient les apprentis eux-mêmes. Bon sang que la route est longue ...

 

Les absurdités administratives.

Le code du travail en général et en particulier, celui qui règle la vie de ces jeunes EST ILLISIBLE ! Et tous, s'accordent pour le dire ... à commencer par les ARTISANS, TPE, TPI, PME PMI.

Qui sont les principaux créateurs d'emplois dans ce pays ?

OU sont les forces vives ?

Et en face, quelles sont les TETES BIEN FAITES et les "MAIN EN OR" capable de mettre "LES PATTES DANS LE CAMBUIS" ?

Dans les 3/4 des cas, ce sont des gens issus du travail en alternances, de l'apprentissage auprès de nos anciens qui font la richesse de notre pays !