LA VRAIE CAPITULATION DE REIMS, 7 mai 1945

par Le Groupe U.D.C.I Montois  -  8 Mai 2015, 09:30  -  #NEWS SAINT JEAN DE MONTS

 

SAINT JEAN DE MONTS 8 MAI 1945

Chaque année depuis 1945, le 8 mai est l'occasion de se souvenir et de célébrer la fin de la Seconde Guerre mondiale. Mais que s'est-il vraiment passé le 8 mai 1945 ?

Berlin, le 8 mai 1945.

C'est dans une villa soviétique dans la banlieue de Berlin que se retrouvent les représentants des protagonistes de cette Seconde Guerre mondiale. La cérémonie est solennelle et courte. Les représentants du haut commandement de l'Allemagne signent l'acte de capitulation aux alentours de 23 heures. C'est cet instant qui est considéré comme le point final du second conflit mondial commencé presque six ans auparavant. Russes, Anglais, Américains, Français sont présents pour s'assurer de leur "victoire". Cependant, cette signature n'est pas la véritable capitulation. Cette dernière a eu lieu la veille, sur le territoire français.

 

La vraie capitulation de Reims, 7 mai 1945. 

 

Le général américain Ike Eisenhower reçoit le général Jodl. Ce dernier est envoyé par l'amiral Karl Dönitz, nouveau chef du 3e Reich après le suicide d'Adolf Hitler quelques jours plus tôt, le 30 avril, pour négocier les termes de la capitulation allemande.

Les dirigeants allemands espèrent trouver des Américains et des Britanniques plus conciliants que les Russes. C'est pourquoi ils se rendent à Reims. Les espoirs d'amortir la chute du 3e Reich sont importants chez les Allemands.

Cependant, la réaction des Alliés présents dans la capitale champenoise est une surprise. Eisenhower reçoit l'ordre de faire preuve de dureté. Lui-même s'est construit une aversion profonde contre les nazis après la découverte des camps de concentration et des horreurs organisées par leurs dirigeants. De plus, le spectre de la Première Guerre mondiale plane encore dans les esprits des Alliés qui ne veulent pas réitérer les erreurs faites à l'époque.

 

En Allemagne, la situation reste tendue.

 

La possibilité de nouvelles pertes humaines dans des combats isolés pousse les dirigeants américains à agir dans l'urgence. Ils se penchent sur la rédaction d'un acte de capitulation au plus vite. Churchill, le Premier ministre britannique, donne rapidement son accord. Les Français, en retrait dans ce processus, accompagnent tout de même les opérations orchestrées.

Arrivé le 6 mai à Reims, le général Jodl est mis face à un document court mais clair dans la nuit du 6 au 7 mai. Un cessez-le-feu et une fin des combats doivent être actés dans les quarante-huit heures suivant la signature de cette capitulation.

 

C'est donc dans une salle de classe d'un collège de Reims que prend officiellement fin la Seconde Guerre mondiale, le 7 mai 1945 à 2 h 41, à la suite de la signature du document par l'ensemble des délégations présentes.

 

Cette participation à la victoire se traduit par la présence de signataires français aux côtés des Alliés : le général Sevez, lors d’un premier acte de capitulation signé à Reims le 7 mai 1945, puis le Vendéen le général de Lattre de Tassigny pour la capitulation générale signée le lendemain à Berlin.

 

La reddition allemande est annoncée officiellement aux Français à 15 heures, le 8 mai, par un message radiophonique du général de Gaulle ; les cloches des églises sonnent la fin de la guerre et les 8 et 9 mai sont déclarés exceptionnellement fériés.

Le conflit se poursuivra dans le Pacifique jusqu’à la capitulation japonaise, le 2 septembre, mettant un terme à six années de guerre ayant causé plusieurs dizaines de millions de morts à travers le monde. 

 

La célébration du 8 mai comme jour anniversaire de la victoire de 1945 connaîtra bien des aléas avant d’être inscrite à la liste des jours fériés par la loi du 2 octobre 1981.

Commémoration du 70ème anniversaire de la victoire du 08 mai 1945 à Saint Jean de Monts, avec remise de décorations. A l'issue de la cérémonie, un repas amical sera servi, au restaurant le Glajou.