QUESTIONS, RÉPONSES.

par Le Groupe U.D.C.I Montois  -  16 Janvier 2015, 18:44  -  #NEWS SAINT JEAN DE MONTS

SAINT JEAN DE MONTS

André RICOLLEAU serein sur l’avenir financier de la COMMUNE ou inconscient ?

Suite à l’article paru dans Ouest France du 13/14 décembre 2014, les élus de l’UDCI se sont prêtés aux réponses des mêmes questions! Voilà leurs réponses.

 

QUESTION N°1 : La Chambre Régionale des Comptes souligne «  un très important programme d’investissement " 60 millions d’euros entre 2008 et 2013 pour lequel vous avez dû fortement emprunter. Quel était-il ?

 

Il est vrai que la commune s’est dotée d’équipements pendant cette période. Ils peuvent apporter un certain confort aux Montois !

Mais est-ce une sage décision d'avoir une salle des sports suréquipée par rapport aux besoins réels des associations locales ?

Et est-ce une saine gestion que d'être obligé de payer pour faire venir des équipes nationales à Saint-Jean-de-Monts ?

Est-ce que la médiathèque correspond aux demandes des habitants de notre commune ?

Et surtout à quel prix ! La commune a dû recourir, pour les 2/3 des montants investis, à des emprunts auprès d'établissements financiers.

Cet empilement d’emprunts a complètement déséquilibré les finances de la ville et oblige les élus de la majorité à sacrifier les travaux d’assainissement pour combler le déficit abyssal du budget principal.

Le Maire dit "1 % de frais financiers…" Erreur de calcul ou Intox " ?

Intérêts réglés en 2013 : 1.413.307 €

Encours de la dette au 31 décembre :   43.583.587€

Taux moyen =  intérêts payés/encours des emprunts : soit 3,24 %  à comparer aux taux des marchés restés bas depuis maintenant plus de 18 mois et qui sont bien inférieurs à 1%. (Calcul repris par la Chambre Régionale des Comptes)

 

QUESTION N°2 : Votre capacité de désendettement s’établit à vingt ans, quand le seuil critique est à douze ans. N’avez-vous pas fait prendre un énorme risque à la commune et à l’intercommunalité ?

 

Malheureusement OUI ! Comme Monsieur André Ricolleau l’indique, les équipements auraient dû avoir des durées de vie bien supérieures aux emprunts…

Mais, une  piscine avec vue sur la mer construite au rabais va coûter très cher aux Montois et à l’intercommunalité.

 

CATASTROPHIQUE :

 

Le toit végétalisé est à refaire… le poids du sable qui s’agglutine commence à représenter un risque pour la structure.

Les armoires électriques sont à refaire, n’étant pas protégées contre la sur-chloration et l’humidité ! Les huisseries extérieures sont attaquées par le sel…

Les portes  intérieures (vestiaires, douches) non hydrofugées sont à changer.

Et oui la piscine "vue sur mer" est aux premières loges de l'attaque des embruns.

Que dire de la qualité des équipements sur l’esplanade ?

La quasi-totalité des bacs à fleurs est à reprendre n’ayant pas supporté les effets de la mer. Mais la Fleur en Or va peut-être nous permettre d’obtenir des subventions…

L’estacade… Desserte maritime pour aller à l’ile d’Yeu et où aucun bateau ne peut venir accoster !

Il va falloir : soit l'aménager ou soit la revoir...

De plus comme le relève la Chambre Régionale de la Cour des Comptes; une gestion  saine des deniers de la commune  aurait prévu des budgets prévisionnels intégrant les coûts de fonctionnement et d’entretien de tels équipements.

 

QUESTION N°3 : Le déficit de 5,5 millions d’euros du budget principal est en partie » effacé » par l’excédent du budget d’assainissement. La Chambre s’interroge sur ce fonctionnement. Qu’en est-il ?

 

Ce n’est pas un simple jeu d’écritures. C’est un détournement de fonds du budget assainissement. La qualité des infrastructures routières, la rénovation des réseaux d’eau, la mise aux normes des équipements d’éclairage auraient apporté du bien-être à tous les habitants.

A noter que même avec la manne du budget d’assainissement : le résultat de 2013 ne permet pas de rembourser les emprunts et intérêts de la dette de la commune.

 

QUESTION N°4 : La Chambre souligne aussi une augmentation des taux d’imposition depuis 2008. Est-ce inévitable ?

 

Toutes les communes de France ont subi la réforme de la taxe professionnelle… Mais peu ont vu leurs taux exploser comme à SAINT-JEAN-de-MONTS. Les  élus de la majorité ont voté des charges fiscales amenant la taxe locale d’habitation à un niveau supérieur à 36 % par rapport à celui des communes similaires. Et nous ne parlons pas des taxes annexes telles que la taxe d’enlèvement des ordures ménagères qui pèse très lourdement dans le budget des Montois pour un service qui est loin d’être optimal.

 

QUESTION N°5 : Comme beaucoup de collectivités, Saint-Jean-de-Monts a contracté un emprunt "structuré" potentiellement toxique.

 

A quel risque s’expose la commune ?

 

Notre Maire se prend « pour un gourou des finances » et sait déjà que les marchés ne vont pas flamber dans les prochaines années ! Dont acte, mais alors pourquoi n’avons-nous pas renégocié tous les emprunts en cours et qui font ressortir un taux moyen supporté par les finances de la commune de 3,24 % ?

 

QUESTION N° 6: Aujourd’hui face à cette situation financière, que comptez-vous faire ?

 

En 2013 : la capacité d’autofinancement de la ville est de 2.155.099 €, mais hélas l’annuité de la dette en capital supportée par notre commune est de 2.501.625€. Le Maire a dû " mal " voir les chiffres, pour oser dire qu’en 2013 la ville a commencé à se désendetter !

Ou alors il les interprète à sa façon encore une fois. Et en plus il a de  l’esprit notre Maire…

Fort heureusement : les intérêts sont moins importants que le capital amorti ; mais cela, en soit, ne veut absolument rien dire sur notre situation financière.

Le fait d’avoir engorgé pour plus de vingt ans les finances de la commune est une dure réalité qui va peser bien lourd sur notre avenir et même sur celui de la prochaine génération.

Oui la capacité financière de la ville est obérée pour plus de vingt ans…

Sans faire aucun nouvel investissement pendant cette période et en espérant que le coût de l’entretien de toutes les réalisations ne va pas exploser, et que l’on oublie les travaux d’assainissement, etc.

Mais au fait…

C’est quoi les travaux en cours sur l’Hôtel de Ville ?  Et hop, encore un petit million qui s’envole.

C’est quoi ces bruits de réaménagement du centre-ville ? 4.000.000 € : une paille pour une commune aussi endettée que la nôtre.

Mais par contre, pas un seul bruissement sur les travaux d’assainissement qui sont passés à " la trappe " !

Dommage pour les Montoises et les Montois qui pataugent dans les mares et autres flaques d’eau.

 

QUESTION N°7 : Pourquoi avoir refusé les rencontres avec le sous-préfet ? Et qu’en est-il de son courrier qui n’a pas été distribué à tous les conseillers municipaux ?

 

Il est à regretter que le Maire et sa majorité refusent d’écouter des hauts fonctionnaires qui ont attiré leur attention sur les risques de leur gestion catastrophique sur l’ensemble des Montois. Certaines communes les ont écoutés !

C’est gratuit et cela a permis à ces communes d’adopter les bonnes mesures qui, elles sont sur la voie de la rédemption et leurs habitants ont vu leur hausse d’impôts s’arrêter. 

Concernant l’affaire des courriers non parvenus… Nous aussi, laissons faire la justice !

Nous croyons en celle-ci.

 

Au seuil de cette nouvelle année, les  cinq élus de l’UDCI vous confirment leur volonté d’apporter toutes leurs compétences a Monsieur le Maire et à sa majorité pour participer activement et positivement à la gestion de la commune. A condition que la démocratie soit enfin de mise au sein du Conseil Communal, Conseil Communautaire et que tous les élus soient traités de la même manière et avec respect.